Architecte diplômé de l’E.T.S.A. De l’Université de Navarre, il fait sa première exposition en 1999.
Depuis, il expose régulièrement dans des villes comme Barcelone, Malaga, Pampelune ou Almería.

Son amour avoué pour l’Italie a trouvé réciprocité, son travail y étant très bien accueilli ; il y expose fréquemment et il est représenté par la galerie Globart, à Acqui Terme, et Statuto 13, à Milan. Son travail a été présent dans diverses collections espagnoles, italiennes, suisses ou allemandes. En particulier AENA, Banco Central Hispano, Guardans i Cambó de Barcelone ou la collection privée de Fontán del Junco (Directrice des expositions de la Fundación Juan March).

La voix du poète italien Antonio Porchia semble s’incarner dans son oeuvre : «Le beau se trouve en enlevant les gravats. » Dans ses peintures, le puissant réalisme de la matière brute contraste avec une abstraction délicate et intense. De sa série de cartons, Zamora dit : << Je ne peins rien >>. Et c’est vrai, car ce support est son seul matériau et c’est par sa manipulation que se produit la catharsis qui conduit ces déchets à vivre une autre vie. Le constructivisme de la composition s’équilibre avec une couleur vibrante ; et les imperfections, les cassures ou la trace d’autocollants déchirés, construisent l’œuvre qui n’est rien d’autre qu’un ensemble ordonné de gestes anonymes dont résulte sa Peinture sans Peinture.

Lorsqu’on lui demande s’il ne colore vraiment pas le carton, l’artiste répond, déterminé, presque en colère : Non, pas du tout, cette variété de couleurs, de textures et de tons vient de l’industrie ; elle est le résultat du marketing et du packaging. Un trésor visuel surdoué qui se développe autour de nous et que, en tant que plasticien, je ne veux pas abandonner. Les couleurs sont telles quelles, celles du carton retrouvé …. Je ne peins rien.